Sommet Africa Forward 2026 : stratégie, économie africaine, architecture financière mondiale; toute la vérité sur cet évènement
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Crédit images : FB Alassane OUATTARA
L’actualité internationale nous conduit aujourd’hui à Nairobi, au Kenya, où s’est tenu le prestigieux Sommet Africa Forward 2026, un rendez-vous stratégique consacré à la transformation économique du continent africain et à la réforme de l’architecture financière mondiale.
Coorganisé par le président kenyan William Ruto et le président français Emmanuel Macron, ce sommet de haut niveau a réuni plusieurs chefs d’État, responsables d’institutions multilatérales, investisseurs internationaux, dirigeants du secteur privé ainsi que des représentants de grandes organisations financières africaines et mondiales.
Près de 5 000 participants ont pris part à cette rencontre historique autour d’un objectif majeur : repositionner l’Afrique au cœur de la croissance mondiale grâce à une nouvelle génération de partenariats économiques fondés sur l’investissement, le partage des risques et la souveraineté financière africaine.
Au centre des discussions : la Nouvelle architecture financière africaine pour le développement, également appelée NAFAD, portée par le Groupe de la Banque africaine de développement.
Dans une intervention particulièrement remarquée, le président du Groupe de la Banque africaine de développement, le Dr Sidi Ould Tah, a dressé un constat fort sur les défis structurels du continent.
Selon lui, l’Afrique ne manque pas de capitaux, mais plutôt de mécanismes efficaces capables de transformer le risque afin d’attirer des investissements massifs et durables.
« L’Afrique n’est pas pauvre en capitaux. L’Afrique est pauvre en capacité de transformation du risque », a-t-il déclaré devant les participants.
Le président Ould Tah a rappelé qu’en dépit d’un déficit annuel de financement du développement estimé à plus de 400 milliards de dollars, le continent dispose pourtant d’environ 4 000 milliards de dollars d’épargne intérieure.
Cependant, l’Afrique n’attire aujourd’hui qu’environ 1 % des capitaux institutionnels mondiaux et seulement 4 % des investissements directs étrangers internationaux.
Autre enjeu majeur évoqué durant le sommet : l’emploi des jeunes.
Chaque année, entre 12 et 15 millions de jeunes Africains arrivent sur le marché du travail, alors qu’à peine 3 millions d’emplois formels sont créés sur l’ensemble du continent.
Face à cette urgence économique et sociale, les participants ont soutenu la mise en place d’un mécanisme de garantie panafricain destiné à réduire le coût du capital, rassurer les investisseurs et accélérer le financement des grands projets africains dans les domaines des infrastructures, de l’énergie, de l’industrialisation et de l’innovation.
L’institution centrale de cette nouvelle dynamique sera l’ATIDI, African Trade & Investment Development Insurance, basée à Nairobi, qui devient désormais l’un des piliers de cette architecture continentale de garantie et d’assurance des investissements.
Le président William Ruto a d’ailleurs appelé à une recapitalisation massive de l’ATIDI, qu’il considère comme un levier essentiel pour permettre à l’Afrique de financer davantage son propre développement à travers des institutions financières africaines plus puissantes et plus autonomes.
De son côté, le président français Emmanuel Macron a annoncé le soutien de la France au développement de ce mécanisme continental, saluant l’émergence d’un « nouveau paradigme financier » capable de renforcer la souveraineté économique africaine.
Pour sa part, le Président de la République de Côte d’Ivoire, Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, économiste de renommée internationale, ancien Gouverneur de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et ancien Directeur général adjoint du Fonds monétaire international (FMI), a partagé sa riche expérience des mécanismes financiers et monétaires internationaux dans un contexte mondial marqué par de profondes tensions économiques, géopolitiques et sécuritaires.

Crédit images : FB Alassane OUATTARA
Fort de son parcours exceptionnel au sein des plus grandes institutions financières internationales, le Chef de l’État ivoirien a mis en lumière la nécessité pour l’Afrique de renforcer sa souveraineté économique, d’accroître la mobilisation des ressources internes et de bâtir des instruments financiers africains capables d’accompagner durablement le développement du continent.
Son intervention, saluée par les participants, a également insisté sur l’importance de la stabilité macroéconomique, de la confiance des investisseurs et de l’intégration régionale comme leviers stratégiques pour accélérer la transformation structurelle de l’Afrique.
Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, également présent, a insisté sur l’importance pour les États africains de renforcer la mobilisation des ressources internes et a salué le leadership africain dans les discussions internationales sur la réforme du système financier mondial.
Les échanges de Nairobi traduisent aujourd’hui une volonté de rupture avec les anciens modèles d’aide traditionnelle, au profit d’une approche davantage orientée vers l’investissement productif, les partenariats équilibrés et la mobilisation de l’épargne africaine au service du développement du continent.

Crédit images : FB Alassane OUATTARA
Pour les observateurs internationaux, le Sommet Africa Forward marque une étape importante dans la construction d’une Afrique économiquement plus souveraine, plus attractive et davantage capable de financer sa propre transformation.
Les conclusions de cette rencontre devraient désormais alimenter les prochaines discussions internationales, notamment lors du prochain Sommet du G7 prévu à Évian, en France, autour des grandes réformes du financement mondial du développement.
Depuis Nairobi, au Kenya, c’était l’un des grands temps forts diplomatiques, économiques et stratégiques de cette année 2026.
WEB TÉLÉ PEACE CI TV.
Par COULIBALY BRAHIMA; HIEN CLÉMENT; YOHOU GNEBO, BEN ALLAH

